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 Dracos Maniak - Le Corbac

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Miss Corbac
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MessageSujet: Dracos Maniak - Le Corbac   Jeu 28 Mai - 23:51

Nom : Maniak
Prénom : Dracos
Surnom : Le Corbac ;
Âge : 21 ans (Âge bloquer en réalité elle frôle les 35).
Race : Semi-Dragon avec ascendance Draconienne
Titre de Noblesse : Princesse d‘Argwalad ; Lieutenante de la 5e division ; Héritière de la famille Maniak.
Métier : Mercenaire.
Nom de métier : Le Corbac
Nationalisme : Pur, mon pays est mon âme ainsi que mon arme. On dit qu’il faut prendre soin de ses armes, je veillerais sur elle.

Description physique :
    Sans me vanter, je possède un physique attrayant ce qui m’a value, à nombreuse reprise, de jouer de ma force et de magie pour éloigner les hommes avec de mauvaise intentions. Mais comme tout semi-dragon, je possède trois formes que je ne contrôle pas totalement. Sachez tout d’abord, que sous chacune de mes trois formes je possède mon épée - l’Ecayon - accrocher dans le dos dans mes formes humaine et semi-dragonne et sur mon flanc droit quand mes traits Draconiens reprenne entièrement le dessus sur mon physique. Je possède aussi le tatouage princier de ma patrie, immense tatouage dorsal que je ne montre jamais ou juste le début dans la nuque. Ce tatouage est le blason même de la famille royale d’Argwalad : Un dragon enserrant dans ses anneaux un phœnix, ses crocs planté dans les flancs de l’oiseau tout comme ses griffes. Magnifique tatouage en noir et blanc, ornant mon dos depuis mon plus jeune âge.

  • La première de ses formes est ma forme humaine, celle sous laquelle vous me verrez le plus souvent, voir, toujours. Sous cette forme je frôle le 1m60, mes cheveux - frôlant mes fesses - ainsi que mes prunelles sont de couleurs brune rougeoyante. Mon visage est fait de trait fin et léger, ma peau lisse et douce couleur pêche a été envier plus d’une fois. Je porte, sous cette forme, un pantalon de toile beige/brune/noir orner de plusieurs ceintures surmonter d’un surplus de tissu recouvrant mes jambes lorsque je suis au repos. Comme haut, j’aime les choses courtes et prés du corps - moulant - je mets souvent juste un haut s’arrêtant sous ma poitrine en « w » comportant deux fermetures éclairs le long de mon buste. Le col remonte, couvrant les côtés de mon cou ainsi que ma nuque et le départ de mon tatouage dorsal. Mes bras sont souvent couvert de tissu prés de la peau et pour ma main droite, d’un gant en plusieurs parties. Autour de mon cou je mets souvent un choker de cuir fermer par une boucle de taille moyenne, pour les chaussure j‘ai une net préférence pour des bottes haute fermant juste sous mes genoux. Tout ceci dans les teintes de beige, marron, noir orner de doré et/ou de rouge par moment. { Set de vêtement 1 }
    Sous cette même forme - ma forme humaine si vous préférez - je préfère aussi m’habiller de chose plus simple et plus légère. Juste un long manteau noir que je laisse ouvert jusque au-dessus de ma poitrine. Bien plus discret et pratique, en-dessous je mets du noir, un simple short, des bottes et un débardeur coupant juste au-dessus de mon nombril. Généralement, j’accompagne le tout d’un pendentif en croix en argent. Ma main droite se voit orné d’une mitaine de cuir tandis que ma gauche reste simple. { Set de vêtement 2 }
    Chaoch’Mir, lorsque je suis sous cette apparence, ne se montre pas le moins du monde, sous sa forme éthérée, il erre sous mes vêtements, sur ma peau, tel un tatouage gris volant sur mon corps.

  • La seconde de mes formes est celle nommer « semi-dragonne ». Mes traits de ma patrie natal prenne le dessus doucement mais surement, mon physique est légèrement déformer. Mon visage est toujours fait de traits fins et léger, mais dans le prolongement de mon crâne on peut voir deux pairs de cornes épouser les formes de ma tête et se dresser vers les cieux. Mes ongles se prolongent de quelques centimètres, m’offrant à disposition quelques bonnes - mais courtes - griffes. Une queue de dragon apparaît généralement et plusieurs écailles parcourent mon corps de manière anarchique et pourtant symétrique. Mes canines, de même tailles qu’un humain, s’allongent doucement me laissant à porter des pseudo-croc de dragon, bien pratique quand on veut mordre une main trop prés. Le tatouage dans mon dos pulse doucement, et une douce chaleur s’en échappe. En ce qui concerne mes vêtements, j’ai généralement les mêmes que sous mes formes humaines, sauf cas exeptionnel où en territoire draconiens, je fais un minimum d’effort. Sous cette forme, que je montre très peu, et que je ne maîtrise pas, je préfère m’habiller d’une simple chemise d’homme large et longue coupant sous mes fesses et d’un jean large retenue par une large ceinture. J’ai noté que cette forme apparaît généralement après un combat, lorsque j’encaisse beaucoup trop de fatigue, ainsi, sous cette forme, je dors et je flâne bien plus que sous ma forme humaine. Chaoch’Mir préfère se montrer sous sa véritable apparence - et non sa forme éthérée sous laquelle il erre sur ma peau - jouant au petit chaton en manque de câlin.

  • Ma dernière forme est surement celle qu’on voit très peu souvent. Sauf quand la colère et la rage me prends, dans un combat il m’est déjà arrivé de perdre mes traits d’humaine pour reprendre ma massif carrure de dragonne pur souche. Contrairement à des on-dit de la cour d’Argwalad du temps où je me pavanais encore sous mon titre de princesse, je ne suis pas une dragonne rouge de feu et de flamme qui crache sans arrêt son feu sur chacun de ses serviteurs. Mes écailles sont d’un blanc immaculé, mon corps est massif tout comme ma tête, ma gueule est remplis de crocs acérés et je ne crache pas de feu, ni de vent, ni d’eau, ni même de terre, je crache des paroles d’une voie rauque - la mienne mais déformer au possible. Je dois atteindre les 3m de haut - petite dragonne, je sais - pour 2,5m de longueur. Mes ailes doivent faire - de mémoire - dans les 2m d’envergure. Ma tête est prolongé d’une sorte d’écaille se séparant en trois cornes, me servant de bouclier tout comme de bélier lorsque je charge. Mes pattes, massif et recouverte d’écaille, sont prolongé de longue griffe rétractable et tranchante, que je peut faire aiguiser dans Argwalad. Mes crocs sont tout aussi impressionnant que ma carrure en elle-même ainsi que cette transformation soudaine. Je me souviens aussi que ma vision polychromique se déforme pour me permettre de ne voir que les sources de chaleur, vision pratique mais très flou lors de combat où tout ce que je vois ce sont des points jaune et rouge se déplaçant avec des choses bleu dans leurs mains. Sous cette forme, le tatouage de la famille princière d’Argwalad se situe sur mon épaule avant-gauche, en un tatouage noir et sombre sur des écailles blanches. Eclatant tatouage qu’on ne peut pas rater.


Description mental :



Equipement :
  • L’Ecayon : Epée légendaire récupérer des mains de son ex-propriétaire, le comte vampirique d’Yssphir. Pendant 10 longues années je l’ai cherché puis traqué pour l’avoir. Cette lame dans mon dos est charger de souvenir et de bout d’histoire. Pesant dans la tonne et demi, elle est l’épée la plus lourde que j’ai put soulever et que je peut manier. Elle doit faire 1m76 de longueur pour une épaisseur allant de 6cm au niveau de son pommeau et 0.56cm à la fin de la lame. La lame est de couleur rouge avec une croix noir en pleins milieu, les couleurs peuvent s‘inverser lors d‘un combat d‘une intensité extrême. Le pommeau est grossier, c’est un pommeau rond dont je fais tout juste le tour avec ma main. Recouvert de cuir usée et doublé d’une substance graissante, je dois mettre un gant à ma main droite pour ne pas m’arracher la peau de ma paume. Cette épée j’y tiens comme à la prunelle de mes yeux, ornant toujours mon dos ou mon flanc, je dors souvent avec, enlaçant cette lame noir et froide dans mes bras tiède. Je n’ai pas encore réussit à pousser au bout de sa puissance cette lame étonnante.
  • Carnet de note : J’ai gardé un petit carnet d’écaille de dragon. Pendant les 10 années de ma disparition, j’y ai noté tout ce que je voyais, faisais, tel un journal de bord qui retrace l’époque de ma disparition. Ce carnet est toujours à l’arrière de ma ceinture, je ne souhaite pas que quelqu’un puisse, un jour, le lire. Ce que j’y ai écris peut se révéler être des informations compromettante pour la paix de Freesby qui règne en ce moment.


Technique :
  • LV 1 : Tropaïon { Effet physique }
    Décuple la force physique de Dracos de manière herculéenne. Elle peut, à main nue, exploser mur et bâtisse. Sous l’effet du Tropaïon, son physique se déforme reprenant ses traits draconiens (à longue durée, elle peut reprendre sa forme de dragonne). Ce sort l’épuise considérablement, il ne peut durer qu’une dizaine de minute dans lesquels Dracos ne fait plus de différence entre amis et ennemis. A la suite de sa grande fatigue, le corps de Dracos se paralyse progressivement pendant 2/3 heures. Sa vision devient thermique et non polychromique.
    -> Effet de l’Ecayon : Dracos n’a pas besoin du Tropaïon pour manier l’Ecayon, elle peut donc manier son énorme lame normalement. L’Ecayon allège le coût physique du Tropaïon, le corps de Dracos ne se paralyse plus suite au sort et elle reprends ses forces en 2 heures de sommeil.

  • LV 1 : Zéphyr du Sud { Contrôle magique }
    Vers les heures les plus chaudes de la journée et/ou dans les territoires où la température est haute, Dracos peut appeler l’esprit élémentaire du feu et contrôler son élément. Le sort peut durer une demi-heure au grand maximum, elle est capable de créer 4 de bras de feu et 2 créatures de lave. Suite à ce sort, l’un des membres de Dracos se fait dévorer par les flammes de Feüllt. Plus son sort est puissant et long, plus le membre sera brûler.
    -> Effet de l’Ecayon : La légendaire épée permet à Dracos de pratiquer le Zéphyr du Sud quelque soit l’heure de la journée et quelque soit le terrain et les températures. L’Ecayon permets aussi de doubler la capacité de régénération de Dracos suite à ses brûlures, et de doubler la capacité des créations de la jeune femme.

  • LV 1 : Zéphyr du Nord { Contrôle magique }
    Vers les heures les plus froides de la journée et/ou dans les territoires où la température est basse. Dracos peut appeler l’esprit élémentaire de l’eau et contrôler son élément. Le sort ne peut durer qu’une vingtaine de minute au grand maximum, elle est capable de créer 4 bras d’eau et 2 créatures aqueuses. Suite à ce sort, l’un des membres de Dracos se gèle. Plus son sort est puissant et long, plus le membre se fera geler, cela peut s’étendre sur le reste du corps de la semi-dragonne.
    -> Effet de l’Ecayon : L’Ecayon permet à Dracos de pratiquer le Zéphyr du Nord qelque soit l’heure de la journée et quelque soit le terrain et les températures des alentours. La lame permet aussi de doubler la capacité de régénération de Dracos suite à ses gelures, et de doubler la capacité des créations de la jeune femme.

  • LV 1 : Zéphyr de l’Ouest { Contrôle magique }
    Vers les heures entre celle froide et celle chaude et/ou dans les terrains où la température est ni trop chaude, ni trop froide. Dracios peut appeler l’esprit élémentaire de la terre et contrôler son élément. Le sort ne peut durer qu’une vingtaine de minutes au grand maximum. Elle est capable de créer 4 bras de terre et 2 créatures de terres. Suite à ce sort, l’un des membres de Dracos se raidit et se paralyse complètement. Plus le sort est long et puissant, plus le membre sera paralyser longtemps, cela peut s’étendre sur le reste du corps de la semi-dragonne.
    -> Effet de l’Ecayon : L’Ecayon permet à Dracos de pratiquer le Zéphyr de l’Ouest quelque soit l’heure et/ou quelque soit le terrain et les température environnante. La lame permets aussi de doubler la capacité de régénération de Dracos suite à sa paralysie et de doubler sa capacité des créations de la jeune femme.
    -> Effet de Chaoch’Mir : Chaoch’Mir, étant un chuchotant natif de la terre, permets à la jeune femme de ne pas se déclencher les foudres de l’esprit élémentaire, n’ayant pas de bonne relation avec celui-ci. Il permets, notamment, de doubler la vitesse des bras de terre et à ce que Dracos puisse créer 2 bras de terre de plus.

  • LV 1 : Zéphyr de l’Est { Contrôle magique }

    -> Effet de l’Ecayon :

  • LV 1 : Contrôle de Forme { Effet Physique } [ Technique de Race ]
    Comme tout semi-dragon, Dracos a une forme de Dragon complète, de Semi-dragon et d‘Humain. Dracos ne contrôle aucune de ses formes qui surgissent lors de combat violent ou de forte émotion. Sous l’effet de la surprise, de la colère, des sentiments ou encore de bien d’autres conditions, elle peut se voir reprendre sa première et originel forme de Dragonne dîte « complète », elle peut prendre sa forme de semi-dragon ou encore reprendre sa forme humaine sous laquelle on la voit la plus souvent.


PNJ :
  • Craüm : Craüm était un semi-dragon sans grande ambition, se servant uniquement de ses poings pour taper. Il avait trouvé refuge dans une vieille taverne où se déroulait multiples combat et concours de bras de fer. Ce fut un soir où Dracos cherchait des hommes compétent pour la 5e division de l’armée quand ses yeux se posèrent sur Craüm, il venait de briser une épaule et un coude en un mouvement, s’assurant une victoire complète. Depuis, Craüm a rejoins la 5e division entant que Guerrier, il a été former aux armes par la semi-dragonne ainsi que le contrôle de sa force. Craüm a, depuis, plus jamais quitté les rangs de l’armée de la princesse, lui vouant une totale fidélité. Agissant tel un grand-frère, il prends soin de Dracos même si celle-ci persiste à vouloir donner d’elle une image de femme forte et sans failles.
  • Nyoku : ~ Image ~ Nyoku est une jeune semi-dragonne aux ascendances nékossienne récupérer sur un bord de route pendant le grand voyage vers l’Yssphir. Nyoku, agile et vif, avait réussi à démonter quelques hommes de la 5e division, mais, étant bien faible fasse aux guerriers surentraîné, elle allait se faire lyncher haut et court quand Dracos a jeté son dévolus sur elle. Faisant d’elle une arme comme une amure. Nyoku assure sa sécurité ainsi que ses arrières, tapis dans l’ombre de la princesse, elle n’est jamais loin. La jeune semi-dragonne a développer diverse faculté surhumaine et peut aisément valoir la force de Dracos quand elle est sous l’effet du Tropaïon. Nyoku est une « servante » de la princesse, l’appelant toujours ainsi et se résignant à admettre qu’elle n’est pas un boulet pour Dracos. Nyoku agis seulement quand la princesse ne souhaite pas dégainer l‘Ecayon ou quand elle juge bon de ne pas faire salir les mains de sa maîtresse par le sang d‘incapable.


P.E.T :


Dernière édition par Miss Corbac le Mer 19 Aoû - 18:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dracos Maniak - Le Corbac   Mer 19 Aoû - 18:13

Histoire :
  • ~ 10 Septembre, Plaine de Lonsanglot, Château Maniak.

    Je me souviens d’un jour, où tout étais noir autour de moi, ma poitrine ne semblait pas émettre ces battements réguliers, je ne voyais rien, ne sentait rien et pourtant, un étrange calme m’envahissait. Tout était calme, silencieux, agréable, je n’avais ni chaud, ni froid, juste cette sensation agréable d’être enfin reposer. De pouvoir dormir pendant une éternité. Soudain, je sentis ma poitrine bouger, le premier battement, puis le second, et ainsi de suite pour cette ronde interminable de battement de cœur que je ne pourrais plus arrêter à moins de mettre moi-même fin à mes jours. L’air remplis mes poumons pour la première fois, m’arrachant de désagréable frisson de douleur qui crispèrent chaque muscles de mon corps. Les bruits vinrent après, je n’entendis autour de moi que des respirations aussi régulière que la mienne, puis une voie flou qui semblait parler une langue étrangère et antique dont je ne compris pas un traître mot. Mes paupières frissonnèrent et dans plusieurs clignement, ma vision d’abord flou et incertaine, devient plus précise que celle d’un aigle. Cette même voie retentit à nouveau, posant sur ma peau inerte une main tiède et rassurante, ce premier contact ce fut avec mon paternel, celui qui venait de me réanimer.

    Je le compris bien ensuite, que l’état dans lequel j’étais n’était d’autres que l’état final de la mort. La maladie de la famille m’avait emporté cinq ans plutôt. Cette maladie touchait tout Maniak de sexe féminin et masculin, détruisant leurs systèmes de défense interne et rongeant les cellules du sang petit à petit, elle nous portait doucement vers un état de légume avant de finaliser l’état en nous portant vers les bras de la mort. Mon père n’avait pas du approuvé que cette maladie m’emporte, et il a du préférer tenter de me faire revivre, par n’importe qu’elle moyen, même si cela signifiait de bloquer mon âge et de me donner à moi seul, une particularité que certain n’auront jamais.

    Mes yeux tout juste ouverte pour la seconde fois se posèrent sur la forme de mon père, imposant personnage de l’histoire munis de l’uniforme des horlogers. Ses premiers mots retentirent à nouveau, faisant vrombir mes tympans, je le regardais sans chercher à comprendre ce qui me disais, marquant dans ma mémoire neuve et nouvelle chaque détails. Son visage était marqué par la fatigue, le stress mais aussi de la joie. Ses traits étaient plus dur et plus marqué, la vieillesse était passé par là et avait commencé son terrible travail. Mes membres semblait anesthésier, et pourtant, j’aurais voulu caresser cette peau rugueuse traverser par une barbe de deux jours, juste caresser la joue de l’homme qui avait accepté de sacrifier la vie de plusieurs hommes et créatures juste pour revoir mes yeux d’ouverts et sentir mon cœur battre. L’amour familial… J’y étais plongé depuis mon plus jeune âge, mais je ne pourrais pas vous dire, comment, et de qui j’était réellement née. D’instinct, j’avais appelé cet homme père et la femme en arrière qui me regardais avec tendresse mère.

    La voie de l’homme retentit à nouveau, caressant cette peau qui ne me laissait aucune sensation. Comme morte.

    « Dracos… Te revoilà enfin. Nous avons cru désespérer en ne te voyant pas réagir aux multiples traitements. Nous pensions que tu allais jamais revenir… Te voilà enfin à nouveau, parmis nous… »

    Ce fut mon premier souvenir, mes premières sensations, le visage de mon père se déformant dans un sourire conquis, caressant doucement ma joue et mes cheveux, ma mère en arrière pleurant pour je ne sais qu’elle raison. Le reste des personnages criait de joie, se félicitait tour à tour, ce fut bien après, que mes yeux se posèrent sur le cadavre inanimé de la créature qu’on venait de me greffer et des multiples seringues de produit qu’on m’avait injecté. Combien exactement ? Je ne saurais vous dire, jamais on ne m’a permise de retourner dans la salle de réveil où je me suis éveillée.

  • ~ 24 Septembre / 2 semaines plus tard, Citée de Crobaveux, Palais d’écaille.

    Cela ne faisait que deux semaines que j’étais enfin debout, on m’avait annoncé la veille que j’allais rencontrer le roi de notre patrie et aussi avec lequel j’avais été élever aux armes à la magie. On ne m’avait pas permise de toucher les nombreuses lames dans le château de la famille et la simple idée d’utiliser de la magie me laisser un gout fade en bouche. Comme imperméable aux entrainements, je n’arrivais pas à faire jaillir de mon corps inerte la moindre onde de magie. Les entrainements aux combats physique avait été un réel succès, certain disait entre eux que j’avais un niveau bien plus élevé qu’a l’époque de ma mort et de l’apparition de la maladie. J’avais déjà mis à terre mon frère à nombreuse reprise tout comme ma grande-sœur, celle-ci avait même commencé à monter le ton avec moi, me laissant quelques informations sur les produits qu’on m’avait injecté. Des drogues, des boost, des cellules de créatures qui n’aurait jamais du se trouver dans mon organisme. Je n’avais pas encore lâché un seul mot sauf en présence de mon père auxquels je parlais souvent, il m’écoutait attentif à la moindre de mes paroles. Il me posait de multiples questions sur mon réveil et sur mes ressentis de mon état de « mort ». Il semblait réellement heureux, tandis que ma mère n’avait pas repris le moindre contact avec moi, comme deux fauves qui se regardaient séparer par une cage, nous nous observions. Désormais, j’étais entrain de fouler un tapis de riche couleur chaude et finement décorer dans l’imposant palais, tout garde se baissait respectueusement sur mon chemin, certaine personne échappait des hoquets de surprises avant de chuchoter entre eux quelques paroles. Tous semblait savoir que la maladie m’avait emporté. Le silence fut fait par un homme qui devait avoir le même âge que moi, de sa voie forte, il ordonna silence et qu’on soit heureux de mon retour. Il parla brièvement avec mon père avant de poser sur moi un regard indescriptible, descendant de son trône, vêtue de vêtement bien simple pour un souverain, il me donna une accolade chaude et réconfortante, me parlant d’une voie calme et tendre, saluant mon retour avec joie. Je ne put esquisser aucun geste tandis qu’il se dégageait de moi, regardant chaque traits de mon visage avec curiosité. Je fus conduite vers ce qui a été mes appartements personnel un jour, dans ce palais, j’ai retrouvé beaucoup de note et de carnet semblant être écrit et noté de ma main. Il y avait même une lame reposant dans son manteau de métal dans un coin de pièce, une belle lame forger par le roi lui-même il paraît. Une des servante se mit à me questionner sur mon état, je ne lui décocha pas un mot, posant la lame froide - tout juste sortis de son fourreau dans un bruit cristallin - sur mon poignet. Ma peau ne m’avait toujours pas donner la moindre sensation, comme si tout était bloquer, sensation et sentiment, je ne ressentais rien. Comment pouvais-je être humaine ? Je voulais en avoir le cœur net, est-ce que j’étais réellement en vie ou étais-je juste une marionnette dont on tirait les ficelles ?

    D’un mouvement net, je trancha mes veines, aucune douleur, ni sensation. Juste l’amer sentiment d’être un jouet dans les mains d’un autre. Le sang coulait doucement, sans se presser, gouttant tout d’abord avant de couler tel un flot de liquide pourpre sur le tapis de la chambre. Je ne cillais pas, regardais ce phénomène sans comprendre. Je n’avais ni douleur, ni sensation… Etais-ce possible alors que je sois considérer comme vivante ?

    Mon corps chuta quelques instants plus tard sous les cris des servantes qui étaient dans la pièce. Je n’avais pas eut la moindre douleur, juste la sensation de perdre l’équilibre et de chuter. Mes paupières se fermèrent lentement, mes yeux fixant la plaie béantes et dégoulinantes de sang à mon poignet. Etais-ce possible alors, que je sois vivante ?

    Je rejeta ce fait prestement, je ne l’étais pas. Un vivant avait des sensations, je n’en n’avais pas.
    Ce fut alors que commença la longue descente aux enfers. Ce fut au moment où le roi se précipita vers elle, criant son nom et ordonnant à ses multiples sujets d’aller chercher médecin, docteur et autres personnes capable de me remettre debout que j’ai compris que je ne pouvais mourir.

  • ~ 21 Septembre / 3 jours avants, Plaine de Lonsanglots, Château Maniak.

    Dans les couloirs de l’imposant château de la célèbre famille Maniak, deux hommes discutaient, l’un avait une forte carrure et l’uniforme des Horlogers, de passage dans sa maison il discutait avec un des nombreux scientifiques de la famille ayant plancher sur l’état de sa jeune fille tout juste debout. Les deux hommes échangeaient leurs avis quand Sirius s’arrêta un instants, regardant à droite, puis à gauche, s’assurant que personne ne les écoutes. Il laissa peser un petit silence avant de faire retentir sa voie rauque d’homme impartiale.

    « Parlez-moi de ses anomalies détectés. Vous n’avez pas détaillé ceci dans votre dernier message et c’est pour ces détails que j’ai fait le déplacement. Ne me faîtes plus attendre. »
    -Hé bien, nous avons remarquer qu’aucune connexion sensorielle n’a été rétablie. Son cœur bats, son cerveau marche, elle peut bouger, parler, mais son corps est officiellement mort. Elle n’émets plus aucune aura, ses canaux d’énergie sont à sec et elle ne ressens aucune sensation ni aucune émotion. Douleur, fatigue comprise. C’est un comme un pantin que l’on anime.
    « Hmmm… Continuez. »
    -Moi-même je n’y est pas cru, nous lui avons fait passé une série de test très pointus avec des nouveaux matériels que nous venions de recevoir. Convaincue que c’était une défaillance technique. Nous l’avons mise en situation de combat avec ses jeunes frères et sœurs, elle a put tenir six heures sans avoir le moindre signe de fatigue tandis qu’Hydrinus et Dracillia était à bout. Cependant, vous savez tout comme moi que Dracos n’a pas la capacité physique de tenir six heures en combat rapproché sans avoir recours à la Magie. Or, nous avons observés aucune activité magique dans son corps pendant les six heures de combat courante.
    « Il y a eut des effets physiques nocif suite à ceci ? Le combat a stoppé à cause d’un évènement venant de Dracos ou de ses pairs ? »
    -J’en viens. Nous avons donc vérifié les résultats des différents rythme - avec les anciennes donnés de Dracos - comme le rythme cardiaque et respiratoire, normalement les rythmes s’accélère pour passer au-dessus de la moyenne après trente minutes de combat, puis la magie s’active ensuite. Or, là, les deux premières heures ont été passé avec un rythme cardiaque et respiratoire anormalement bas, il a commencé à monter lentement à la fin de la deuxième heure pour atteindre ce qu’on pourrait appeler l’essoufflement à la fin des six heures. Hydrinus et Dracillia se sont intervertis toute les trente minutes pour reprendre leurs souffles, Nagi n’a pas put tenir plus d’une vingtaine de minute avant d’avoir les deux avant-bras broyer.
    « Broyer ?  Elle s’est battue avec une arme ? »
    -Non. Laissez-moi finir. Linus et Léo ont voulu relayer Hydrinus et Dracillia après les trois premières heures où ils étaient à plat. Les deux elfes illusionnistes ont traversé le mur renforcer de la salle d’entrainement après trente minute. Dracos est, de plus d’avoir gagner en endurance et capacité physique, doté d’une force herculéenne incomparable avec celle d’avant. Sans parler de sa capacité à analyser une situation et à en trouver une solution. Jusqu’à maintenant, les illusionniste était les pires ennemis de votre fille, elle était bien trop bourrain pour chercher à sortir d’une situation complexe et réfléchis. Lorsque Nagi a voulu se mesurer à sa jumelle qui, normalement ont les mêmes capacités, croyant avoir elle aussi cette puissance et ses capacités dont faisait preuve votre fille. Elle n’a pas duré plus d’une vingtaine de minute avant d’avoir les deux avant-bras broyer à main nue par Dracos.
    « … Est-ce réellement possible une tel progression sans signe de fatigue ? »
    -L’explication la plus plausible est que son corps n’est pas a proprement parler vivant. Il ne peut rien ressentir, ni douleur, ni fatigue ni autre sensation ! Elle peut donc se battre avec rapidité et force sans en subir des conséquences. Son cerveau semble avoir découvert de nouvelle fonction, nous en utilisons que 20%, une analyse de l’activité cérébral de Dracos a révélé qu’elle en utilisait plus de 40% en situation de combat ! Ce qui fait d’elle une véritable guerrière parfaite, ses réflexes ont doublés de vitesse tout comme sa capacité d’analyse et de réflexion. Elle est l’aboutissement de nos travaux premiers ! Sans que nous ayons eut à plancher sur chacun de ses détails ! Avec encore des entrainements et des analyses du comportements de Dracos, nous pourrons peut-être arrivé à lui faire utiliser quelques pourcentages de plus de ses capacités cérébral ! Créant ainsi une véritable arme sur-mesure et quasiment imbattable !
    « … Aucune activité magique a été détecter, n’est-ce pas ? »
    -Aucune, ces canaux d’énergie sont à sec.
    « Alors ce n’est pas l’aboutissement de notre travail. Ne prenez pas ma fille pour un de vos sordides cobayes. Je vous ai demandé de la faire revivre, non pas de lui amputer la moitié de ses capacité et de la privé de magie et de sensation. Vous avez faire revivre un cadavre, non ma fille. Je vous ordonne de retourner à votre travail et de ne plus mêler ma fille à vos expériences et nos recherches. Vous avez trois mois pour lui faire recouvrir ses sensations et sa magie, sans cela, vous vous verrez avec de gros problèmes. Est-ce assez clair ? »
    -Oui, pardonnez mes écarts.
    « Bien. Ces souvenirs de sa vie d’avant ne sont toujours pas revenus ? »
    -Aucun. Elle ne semble même plus reconnaître notre roi et une bonne partie de ses anciens compagnons d’armes.
    « Amenez-là à la cour du roi, peut-être retrouvera-t-elle sa mémoire. Qu’elle vive dans le palais avec Reikvik, il aura surement plus de dispositions à lui rappeler ses souvenirs. »
    Sirius sortit une lettre cachetés « Donnez-lui ceci en explications au retour de ma fille dans le monde des vivants. Il saura bien mieux étouffer ce « retour miraculeux » que nous. Je compte sur vos compétences. Je retourne à l’Horlogerie, Merlin soupçonne déjà que quelques choses se trame ici. Fermez les portes du château, personne ne doit entrer, même nos troupes. »
    -Bien.


    Sur ces paroles, le paternel de Dracos tourna les talons pour prendre la route de la petite cour où un magnifique bestiaux l’attendait. Il sauta en selle, fit ouvrit les portes du château et disparut à l’horizon. Le scientifique regarda la lettre cacheté avec une grimace de dégoût. Saccagez un si beau spécimen dans une cour royal… A quoi cela sert de la laisser vivre comme avant alors que son corps contient toute sorte d’information utile à leurs recherches ? Sirius est fou. Pensa-t-il avant de prendre la route vers le laboratoire, enfouissant cette lettre dans une des poches de sa blouse blanche.


Dernière édition par Miss Corbac le Jeu 20 Aoû - 15:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Dracos Maniak - Le Corbac   Jeu 20 Aoû - 11:47

  • ~ 25 Septembre / Le lendemain, Royaume des Anges, Hôpital de la grande citée blanche.

    Le Soleil m’éblouissait, mes yeux rivés vers sa lumières vive, je regardais l’horizon d’un air détacher et désintéresser. Voici à peine trois heures que j’ai repris connaissance, à mon poignet, un lourd et épais bandage faîtes de bande et d’un baume pour reconstituer ma peau plus rapidement. Mes yeux le regarde et le détails, tandis que de ma gorge sèche n’ai encore sortis ni mots, ni paroles. Le roi, à ce qu’on m’a dit, est repartis tôt ce matin pour régler des affaires et devrait revenir dans le courant de la journée. A mon chevet, un garde et deux infirmières, comme trois potiches veillant sur moi. Inutile, futile, je ne compte pas m’enfuir en courant, non, même ceci ne me ferais pas retrouver ce que j’ai perdu. Je lève lentement mon visage, détache mes yeux des trois visages qui me scrute avec une pointe d’inquiétude dans le regard. Mes yeux tombes nez à nez avec quelques rayons de soleil, réchauffant mes joues froides, inerte. Je ne sens même pas cette chaleur sur ma peau, ni froid, ni chaleur, tout semble revenu à mon état premier. J’entends, j’écoute, je parle et je peut bouger, mais je ne ressens rien… A quoi bon continuer? J’ai perdu la vie et elle ne semble pas vouloir revenir. Je suis comme une chose encore en construction, un jouet cassé auquel il manque quelques boulons et pourtant je marche, je fonctionne et je vie. Mais ce manque de sensation et de sentiment me laisse un goût fade en bouche, la vie ne semble plus avoir d’intérêt à mes yeux. Je suis un objet d’une valeur sentimental, un pantin qu’on anime pour le plaisir des autres. Parce qu’on m’aimait, on ne souhaite pas me voir partir. Mais maintenant, m’aime-t-on encore ? Alors que je semble n’être qu’une pâle copie d’un original adulé et vénéré. Mes prunelles brunes se sont posés sur mes mains se refermant sur les draps de mon lit d’hôpital. Je ne ressens ni tristesse, ni douleur, et pourtant sur mes joues froide je sais qu’une pair de larme coule doucement, avant de goutter sur chacun de mes poings refermer. Une des servantes à mon chevet bondis vers moi, comme si on lui avait soudainement piqué les fesses, posant une main sur mon épaule, elle me questionne sur mon état. Répétant inlassablement les mêmes questions. Je sens mon corps frissonner, frémir, sans savoir pourquoi. Je pose une main sur mon visage, ferme lentement mes paupières et en silence et sans ressentiment, je laisse mon corps pleurer, sans que mon esprit comprenne pourquoi.

    Même maintenant, je ne saurais dire si je pleurais de la découverte que je n’étais qu’un cadavre animé. Ou que je pleurais parce que je n’étais qu’une copie d’un être qui semblait hors de porté…

  • ~ 23 Octobre / 4 semaines après, Citée Crobaveu, Palais d’écailles.

    Les jours se suivent et s’enchaînent, comme une ronde interminable. Je vois la nuit, puis le jour, se chevauchant dans une longue route éternel. Je les fixe depuis l’immense lit de la chambre du palais où l’ont m’a installé, n’éprouvant pas le besoin naturel de dormir, ni de me reposer. Je reste assis, les bras entourant mes genoux, la tête pencher et je regarde passer les étoiles à ma fenêtre. Plus le temps passent, plus je ressens un effroyable vide en moi. Désormais, j’en suis sûre, il me manque une chose que je ne pourrais plus avoir. Ma tête se penche sur mon bras, mon regard plongé dans l’immensité de la nuit que j’entrevois. Chaque jour, on me compte un bout de mon histoire, de mes souvenirs dont je n’ai aucune trace. On me raconte beaucoup de chose, et je ne peut pas dire si ceci était vrai et cela ne l’était pas. Comme un double, une copie, je ne fais qu’essayer de ressembler à l’original. Mais personne ne semble s’y tromper, même le roi prends ses distances avec moi. Reikvik… Sans savoir, ce nom me dit des choses, me rappelle à des souvenirs lointain et flou. Tout comme les noms de mon paternel et de ma mère, ceux qui m’ont engendrés, de lointain souvenir semble apparaître lorsque je ferme mes paupières. Des voies, des mots, sans que je puisse les comprendre, retentissent à mes oreilles.

    Sirius, Elldarianne, Reikvik, Hydrinus, Dracillia, Nagi, Maniak… Tant de prénoms et de mot dont je cherche encore la signification cacher, enfouis dans mon être endormis. Lentement, je lève les yeux vers les lunes, elles sont là, fidèles à notre rendez-vous éphémère. Projetant dans la chambre leurs lumières blafardes entre les doux et fin rideau de soie. Je m’extrait des draps lentement, à mon poignet, on peut voir une cicatrices faisant tout le tour. On ne me laisse plus seul la journée, s’assurant que je vais bien, on ne me laisse plus une arme à mes côtés. Même celle qui reposait autrefois dans mes appartements s’est vu envolés vers une pièce annexe. Dans mon esprit, tout s’embrouille et se brouille. Je cherche encore la véritable raison de mon geste. Certains ont prononcé le mot suicide à mon lit d’hôpital… Suicide, dépression, désespoir, tristesse… Je connais ses mots, mais n’en ressens pas les effets. Suis-je anormal ?

    Ma robe de nuit, légère et douce tel une caresse sur mon corps et ma peau inerte, glisse le long de mes jambes. Mes cheveux se perdent sur mes épaules et mon dos, tandis que je m’approche de la grande baie-vitrée de ma chambre. Poussant la grande porte vitrée pour sentir la froide morsure du froid prendre mon corps. Dans un frisson que je ne contrôle pas, je me rends compte à nouveau que je ne ressens rien. Mon corps frissonne, je sais qu’il fait froid, mais… Non, je ne le ressens pas. Etrange, incompréhensible, comment peut-on ne plus rien ressentir ? En étant mort… Evidemment. Je me dirige vers le balcon, une plante vient caresser ma nuque doucement d’une de ses feuilles. Mes mains se pose sur la céramique de la rambarde, je lève la tête vers les astres lunaires. Palfos la rouge me salue de quelques rayons, tandis que ses sœurs en font de même, déversant sur le royaume des Dragons un trio de douce lumière blafarde. Le vent souffle dans ma chevelure, tandis que mes mains se crispe sur la rambarde sans que je sache pourquoi. D’un bond, mon corps se lance dans le vide. Mes yeux rivés vers le sol qui se rapproche à grande vitesse. La chute est lourde et pourtant, je me souviens d’être attérit normalement, les jambes pliés, le visage crisper dans ce qu’on pouvait nommer de la colère. Tel un félin s’élançant vers une proie, je me suis élancée dans une course contre une proie imaginaire. La silence régnait, briser par les froissements de la soie recouvrant mon corps dans le vent de la nuit, ma forme bougeant, s’envolant et laissant sur le sol une ombre dansante. Rapidement, mes yeux virent un des nombreux gardes du palais. Ma course s’arrêta brutalement, mes pieds touchant le sol à nouveau. Je sentis mon visage se déformer dans une expression indescriptible, le garde tourna la tête vers moi et son expression faciale m’a renvoyé le sentiment que je devais renvoyer de la tristesse profonde et une frustration à ne pas avoir put continuer cette course qui semblait me rendre le cœur plus léger. Le garde s’est précipité vers moi, enlever sa lourde cape d’étoffe grossière et la glissant sur mes épaules. A nombreuse reprise, il m’a demandé ce que je faisais là, tandis que les servantes furent appelé pour s’occuper de moi. Ameuter par un autre garde m’ayant aperçut. Le roi s’était découché. Un de ses seconds avaient du lui tenir au courant de ma petite virée de quelques minutes à l’extérieur. Il se tenait en haut d’un des escaliers du palais tandis que je le montais, ayant plusieurs servantes m’ayant enlevé l’étoffe du garde pour me mettre un doux et chaud manteau d’hermine, m’emmenant vers ma chambre que j’avais quitté quelques minutes auparavant. Mes yeux se posèrent dans son regard, j’y décela une pointe d’inquiétude, bien que masquer avec habilité par le souverain sous de la colère et de l’indifférence. Nous avons échangé ce long regards le temps que je rejoigne son niveau, puis il a tourné les talons simplement, ne m’adressant pas la parole. Cela faisait déjà plusieurs semaines qu’il ne le faisait plus. Comme désillusionné… Rendu dans ma chambre à nouveau, une des servantes me brossait mes cheveux, en silence. Une main sur mes jambes croisés, je regardais vaguement un point imaginaire sur le tapis tapissant le sol de la chambre. Le regard du roi… Ses attentions… Tout indiquait qu’il ne s’y prenait plus. Me confirmant, involontairement, que je n’étais qu’une copie, que l’enveloppe de quelqu’un qu’il devait admirer ou même… Aimer ? Déplaçant mon regard vers la pièce, je croisa mon reflet dans un miroir. L’espace d’un instant, cette image m’arracha ma première sensation, du dégoût, une envie de vomir soudaine. La douleur vint ensuite, au creux de mon estomac. Je me souviens m’être tordu violemment en avant, poussant mon premier cri de douleur. Fermant mes paupières, je me suis levée soudainement avant de m’effondrer quelques pas plus tard. Ce fut le trou noir…Un immense néant, un froid immense… Puis plus rien… L’état premier… Je n’entendais rien, ne voyais rien, ne ressentais rien et pourtant, j’étais bien.

  • ~ 1er Décembre / 1 mois et une semaine plus tard, Citée de Crobaveu, Hôpital de la citée.

    Autour de moi, j’entendais de vague voie. Je reconnus celle de mon paternel et celle d’un autre… Un homme, non, cette voie m’étais familière, le roi ? Reikvik ? Que faisait-il là ? Mes paupières étaient bien trop lourde pour les ouvrir, mon corps semblait ne plus vouloir me répondre. Mon souffle était irrégulier tout comme les battements enfermer dans ma poitrine. Une nouvelle voie survint, un des scientifiques de ma famille… Surement. Sans pouvoir manifester ma présence, j’écouta sans scrupule leurs conversations.

     « Que s’est-il passé ? »
    -Les cellules de la maladie semble s’être reconstituer dans son organisme. Elles n’ont pas étés détruites mais temporairement mise hors service sous l’état post-mortem de votre fille juste après son réveil. D’après nos estimations, il faudrait moins de deux mois pour que les cellules se reconstitue et attaque à nouveau l’organisme qu’elles ont déjà dévorés.
    « Plus clairement ?! »
    -Votre fille va mourir pour la deuxième fois de la même maladie ayant atteins un stade que nous ne savons pas gérer ni contrer.
    « Y a-t-il un moyen pour éviter ceci ? »
    -Le seul moyen que nous voyons serais de stopper le vieillissement des cellules de l’organisme de Dracos en gelant son horloge biologique de l’intérieur. La seule possibilité de la voir en vie et sur de la longue durée est celle-ci. Seulement…
    - Seulement ?
    Insista le roi.
    -… Nous ne sommes pas sûr des effets secondaires que cela pourrait avoir. Perte de mémoire définitive, rajeunissement, saut d’humeur, stérilité, perte définitive de ses canaux d’énergie magique ou… L’impossibilité de restauration des connexion sensoriel. Elle peut très bien perdre la vue comme la parole ou l’ouïe, ou même les trois. C’est une opération difficile, compliqué et délicate, le moindre faux pas pourrait entraîné de grave conséquences. Si nous ne gelons pas les bonnes parties du cerveau, Dracos pourrait très bien perdre la vie avant même que l’opération se finisse, et ce, sans que nous puissions encore avoir l’espoir de la réanimer une nouvelle fois.

    Mon cœur sembla louper quelques battements, je battis des paupières frénétiquement, essayant de me réveiller, de réanimer moi-même ce lourd corps inerte déjà mort une fois. Leurs conversations avaient enfoncé dans ma poitrine un épieux sans que je puisse en ressentir la moindre douleur. Ils semblaient tous être sur les nerfs, la tension entre les trois hommes était palpable, et pourtant, j’espérais au fond de moi-même qu’il me laisse à mon sort. Vivre sans pouvoir ressentir était la pire des sentences.

    Ma gorge sèche ne me laissa pas pousser le moindre son, tandis que les battements de mon cœur semblait faiblir doucement, mes mains furent prit de violent frisson et mes paupières s’alourdirent de plus belle. J’entrevis le visage de mon père posant ses yeux sur moi, j’aurais tellement voulu le supplier de me laisser à mon sort… Si j’avais pus…

    Le néant reviens, et toute ses sensations exquises. Ce bien-être profond, et même si j’étais aveugle, sourde et que ma peau était froide, je me sentais bien, calme, paisible. La mort est délicieuse lorsqu’on ne veut plus vivre. Me suis-je mise à pensé.
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MessageSujet: Re: Dracos Maniak - Le Corbac   Jeu 20 Aoû - 15:24

  • ~ 8 Décembre / Une semaine plus tard, Plaine de Lonsanglot, Château Maniak.

    Le néant, toujours, m’envahissait. Par moment, je voyais une once de lumière à travers mes lourdes paupières, mes tympans captaient quelques sons, imperceptible. Les mêmes voies, celle de mon père et celle du roi s’échangeaient. Je ne pouvais ni parler, ni faire de signe, juste écouter. Par moment, des infirmières se penchait vers moi, répétant à voie basse des prières aux dieux pour me guérir ou des chuchotements que j’aurais bien voulu leurs faire ravaler aussi vite que possible. Mon corps était toujours paralyser, ne me répondant plus.

    Quelques secondes, la voie du roi retentit, il y avait quelqu’un avec lui… Je ne saurais vous dire qui, une voie inconnu, féminine. Une seule question traversa mon esprit : Qui était-ce ?

    « Merci de m’avoir amener, ainsi, ma fille serait revenu à son état avant sa première mort… Quel triste histoire. Tu sembles avoir à faire Reikvik, je vais te laisser retourner au palais. Merci encore. Tes gardes sont bien trop méfiant pour laisser même la mère de cette pauvre enfant aller à son chevet. »

    La voie du roi retentit, je ne put pas comprendre ses mots.
    Quelques bruits de pas lourds, une porte qui claque, puis le silence à nouveau. Une main effleura une mèche de cheveux, je sentis un souffle se perdre sur mon visage. La voie de celle que je nommais mère se déforma, et je devina le souffle magique d’une transformation non-loin de moi. La nouvelle voie retentit, plus grave, un homme ?!

    « Alors c’est elle… Le cadavre réanimer des Maniak… Mouais, trop de bruit pour pas grand-chose. »

    Le silence, à nouveau. Mes oreilles aux aguets, je traquais le moindre son. Mon corps ne pouvant bouger ne serais-ce que d’un millimètre. Soudain, la voie à nouveau, plus loin.

    « T’es pas bavarde, Miss. »

    Je ne peut pas parler, n’avez-vous pas remarquer ?

    « Ah oui, c’est vrai… C’est comment alors, la mort ? »

    … Agréable.

    « Comment c’est de ne pas pouvoir parler ni bouger mais juste entendre ? Oh non ! Surtout, de ne pouvoir rien ressentir ? »

    Je ne saurais vous décrire, je ne ressens rien comme vous l’avez si bien fait remarquer.

    « Tu peut me tutoyer. Je m’appelle Merlin ! »

    Dracos, enchanté.

    « Alors, Dracos, tu te demandes surement ce que je fais ici, moi, l’illustre Merlin ? »

    Vous êtes surement un charlatan intéresser par faire une petite séance de spiritisme avec un cadavre qui a été réanimer. Illustre serais donc un bien grand mot pour te qualifier.

    « … C’est une blague ? »

    Ai-je l’air de blaguer ?

    « Non, t’a l’air de crever à petit-feu. »

    Tu marques un point. Pourquoi « l’illustre » Merlin est ici donc ?

    « Ton papounet d’amour est un horloger, tout comme moi. Il avait un comportement bizarre et posais bien trop de question sur certaine propriété de certaine cellules bien précise. Il faisait aussi des recherches douteuse dans les livres de notre bibliothèque et beaucoup trop d’aller-retour entre l’Horlogerie et son doux foyer… J’ai donc été voir ce qui se passait. »

    … Vous êtes un Horloger ? Merlin l’Horloger ?

    « Ohoho !! Tu me reconnais, enfin ? »

    Ma mémoire marche un peu au ralentis je dois dire.

    « Assume ton statut de cervelle de poisson rouge déshydrater, ça ira plus vite. »

    Nous allons continuer dans cette lancé et tourner autour du pot ou tu vas dire où tu veux en venir ?

    « Je savais que t’étais direct, mais à ce point… Aucune finesse décidemment. »

    Abrège.

    « Quel changement d’humeur. Hé bien, hé bien, ton père commence à me causer des ennuis à fouiner dans les connaissances des Horlogers. Je cherche donc un moyen de l’éliminer le plus rapidement possible et de manière exemplaire pour qu’aucun autre de nos Horlogers tentent de retenter ce qu’il fait. En l’occurrence… Toi, petit cadavre animé, tu as besoin d’une nouvelle vie et d’une opération délicate qui a plus de 70% de rater dans les mains de ta famille. Tu connais tout comme moi la puissance des pouvoirs des Horlogers, je n’en doute pas. »

    Je ne souhaite pas revivre… Si pour cela je dois, en plus, tuer mon propre père… Je préfère mourir pour la seconde fois, une bonne fois pour toute.

    « T’es optimiste. Ils t’ont remis sur pied une fois, ils réessayerons, encore et encore, jusqu’à modifier ton code génétique et autre connerie du genre. Ce que je te propose, Dracos, ce n’est pas ce qu’il t’offre, cette vie sans sensation ni émotion. Je t’offre une nouvelle vie, complète. Avec les souvenirs de l’ancienne, une remise à pied sans douleurs. En échange, je veux que tu m’élimines ton père. Ce crétin qui joue au petit chimiste. Tu auras à nouveau sensation, émotion, je te laisserais ce que tu as obtenue. Force physique et tes capacités de réflexion élevés. Je pourrais même, sans aucun doute, te permettre d’utiliser à nouveau ta tendre magie, et elle sera, sans aucun doute, booster comme le reste l’a été. Que choisis-tu ? Mon contrat ou continuer ainsi en laissant faire celui qui t‘a fait goûté à l‘immondice d‘une vie sans émotion ni sentiment et qui souhaite te remettre debout dans ses mêmes conditions et qui ne sera pas capable, de te faire retrouver toute tes facultés.»

    Aucune hésitation, tout semblait simple et carré. Comment hésiter ? L’idée de revivre et de tout redécouvrir était tellement plaisante, et punir ceux qui m’ont fait découvrir cette vie de cadavre animé. Oui, cette simple idée me ravissait. Il suffisait, pour cela, de tuer un homme… Mon paternel. Un hic, un dernier obstacle avant d’obtenir cette nouvelle vie… Mon état.

    Je ne peut pas le faire dans mon état…

    « Serais-ce un oui ? »

    Prenez-le comme tel.

    Sans même le voir, je savais que le visage du mage avait été déformer par un sourire heureux. Je l’entendis se lever de l’endroit où, à mon avis, il s’était assis, se dirigeant vers moi.

    « Parfait petit cadavre, tu as fait le bon choix et rapidement qui plus est. Je changerais ta triste destiné dans quatre jour, le soir même, je viendrais te chercher dans cette chambre. Même si tu penses que ton état se rétablis, tu resteras plonger dans ce néant que tu sembles aimer. Ce seront les derniers instants où tu pourras effleurer du bout des doigts la sensation de la mort avant de revivre une nouvelle fois, et ce, correctement. Dracos, profite bien de ses derniers instants. »

    Je sentis le néant tourner dans mon esprit, le noir, les ombres, les ténèbres s’animèrent. Pour la première fois depuis mon réveil, je fis mon tout premier cauchemars. Sans pouvoir m’en réveiller. Mais les sensations qui me traversèrent durant ce rêve furent inoubliables, exquises comme terrifiante, douce et tendre comme douloureuse et brutal. Un terrible et pourtant exquis cauchemars où tout mon corps se réveillait ainsi que cette peau étant rester morte et inerte. Je sentis mes lèvres se fendirent d’un sourire, oui, la mort est exquise quand l’on attend de vivre.

_________________
« Que les dieux vous protège, mes frères dragons. Que les dieux vous pourchasse, adversaire des autres races. »
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